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Le label "FestiWapp": interpellation

J'interrogeais cette semaine, au parlement de Wallonie, le Ministre Di Antonio quant aux critères mis en œuvre pour qu'il accepte de soutenir les organisateurs de festivals afin de promouvoir l'aspect environnemental (label FESTIWapp)...
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Ma question au Ministre :

Monsieur le Ministre, il y a une tradition de soutien des pouvoirs publics aux événements culturels. Dans ce cadre-là, depuis 2015, vous avez développé, en vue de sensibiliser les organisateurs de festivals aux dimensions environnementales des festivals, un label. Le président vient de le citer, le label FestiWAPP. Dans ce cadre-là, moyennant le respect d'un certain nombre de critères, les organisateurs peuvent se voir soutenus par vous moyennant un certain nombre d'items à rencontrer. La presse d'hier nous épinglait un exemple d'une organisation importante qui fête ses cinq ans cette année, qui n'aura pas été retenue dans ce cadre-là, je parle des Solidarités. Le Namurois que je suis est attentif à ce grand événement en Province de Namur, en partenariat avec la ville de Namur. Ma question est assez simple. Monsieur le Ministre, les organisateurs trouvent ces critères relativement fermés et la labellisation assez hermétique. Qu'est-ce qui pourrait être fait pour élargir plus et mieux les critères et faire en sorte qu'un certain nombre d'organisateurs y aient accès ? Par ailleurs, je crois qu'en analysant de plus près la liste des bénéficiaires du label en question, il apparaît quand même que ce sont souvent les festivals les plus exposés qui se voient renforcés du soutien qui est le vôtre, ce qui peut aussi là poser question et ouvrir le champ à des réflexions. Je pense que cela ne contribue pas au renouvellement du genre. Voilà, à ce stade, ce que je pouvais en dire. J'en dirai davantage dans la réplique.

Réponse du Ministre : Messieurs les députés, tout d'abord, j'ai été un peu étonné de certains aspects de l'article d'hier parce qu'en fait, je n'ai jamais eu de demande des Solidarités. Je n'ai pas reçu de demande, autrement que par voie de presse, d'avoir un subside pour ce festival. J'ai une demande en ce qui concerne les Solidarités et qui porte sur la mobilité des budgets TEC. Là, effectivement, la demande a pu être rencontrée. Quelle était la situation ? Une dizaine de festivals étaient soutenus par mes prédécesseurs, soit en développement durable, soit en environnement dans le domaine de la propreté publique et j'ai réuni ces organisateurs au début de la mandature, leur proposant de travailler ensemble et de définir une charte dans laquelle les festivals s'engageaient pour des opérations de développement durable, de propreté publique, d'alimentation durable, et cetera. Ils étaient une dizaine, le groupe a un peu grandi puisque 16 festivals ont été identifiés sur des critères relativement simples : quatre années d'existence et des festivals qui étaient organisés par des privés – donc pas les fêtes de Wallonie, pas le concert sur la Grand-Place de Mons pour la Ducasse – des critères qu'ils ont d'ailleurs déterminés ensemble. Nous avons travaillé sur ce projet. Cela a fait l'objet, d'ailleurs, d'une validation par le Gouvernement en avril 2016 avec une liste de festivals et l'engagement à signer une charte qui reprend toute une série de thématiques qu'ils ont envie de mettre à l'avant. Monsieur Jeholet, j'ai donc l'impression d'avoir fait un peu ce que vous me demandez, c'est que, jusque-là, il y avait ponctuellement des aides qui étaient octroyées, soit en développement durable, soit en gestion des déchets, soit en environnement et là, nous avons fédéré les 16 festivals existants. Tous ceux qui étaient dans les conditions – il n'y a pas eu de sélection à l'entrée – tous ceux qui avaient quatre ans, plus de 1 000 personnes – des choses qui ont une place assez importante sur le territoire – et qui rencontraient l'ensemble des critères émis ont été mis autour de la table et les 16 festivals ont pu être aidés. Effectivement, il y a une manifestation qui arrive cette année à sa cinquième année et qui, à ma connaissance, en matière d'alimentation durable et de développement durable, ne nous avait pas fait de demande. Elle est soutenue, par ailleurs, en matière de mobilité et de transport puisqu'il y a une prise en charge par la SRWT, avec un supplément par mes budgets des navettes de bus. Et donc on verra à l'automne le débriefing que l'on fera de tout cela et la manière dont on pourra faire évoluer les choses. Mais c'est vrai qu'il y a, aujourd'hui, Monsieur Jeholet, une recherche de subsides qui peut parfois aller entre la Fédération, les communes, les provinces et différents ministres régionaux, chacun ayant, en fonction de ses compétences, l'intérêt de mettre en avant une politique d'accès aux personnes handicapées, une politique de développement de circuits locaux en matière d'alimentation, et cetera. C'est donc très disparate. En tout cas, en ce qui concerne les compétences, ils sont réunis à 16, ils ont signé une charte, ils collaborent et ils contribuent ensemble aux objectifs que l'on s'est fixés à travers la stratégie de développement durable.

 

Réplique : Je remercie le ministre pour sa réponse. Des informations qui me reviennent, un courrier a bel et bien été envoyé au ministre et au cabinet. Par ailleurs, les organisateurs me produisent un échange de courriels entre les organisateurs des Solidarités et Philippe Buelen et Mme Mathot de votre cabinet, Monsieur le Ministre, qui, déjà dès 2016, annonçaient la réflexion autour de l'ouverture au droit à la labellisation. Je pense en effet que, sur le volet écoresponsable du festival des Solidarités, on peut difficilement reprocher quoi que ce soit aux organisateurs en termes de gobelets recyclés, en termes d'îlots de tri sélectif, de recrutement d'un team de 10 personnes spécifiquement chargées de la propreté, du recyclage et de la gestion des déchets, la communication autour des déchets, les transports, le covoiturage, les produits locaux circuit court. Je m'arrête là, mais je pourrais encore continuer longuement. Cela représente, pour les Solidarités, un investissement autour de la thématique écoresponsable de plus de 50 000 euros, ce qui démontre une approche réelle de la thématique par les organisateurs. J'invite vraiment le ministre à revoir la position puisque manifestement une demande existe. Je lisais par ailleurs des considérations plus personnelles quant au rôle des uns et des autres dans l'organisation de festivals, j'espère que cela n'aura pas faussé la lecture du dossier. Plus largement, je sais qu'il se murmure dans le secteur qu'il serait intéressant que les pouvoirs publics s'intéressent de près à ce qui peut exister dans le monde des festivals, parfois au travers d'ASBL. J'espère aussi que, au moment de la subsidiation par les pouvoirs publics, il y ait cette grille de lecture. Nous allons, pour ce qui nous concerne en tout cas, y être

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