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Intégration et handicap dans la fonction publique en Fédération Wallonie-Bruxelles: interpellation

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Intégration des personnes porteuses de handicap dans la fonction publique en Fédération Wallonie-Bruxelles»

« Monsieur le Ministre, je vous avais déjà interrogé à ce propos en février 2015. À la suite de votre réponse et des évolutions ultérieures du dossier, je me permets donc de revenir vers vous concernant l’intégration de personnes porteuses de handicap dans la fonction publique et, surtout, l’obligation d’atteindre un taux minimal de 2,5 % des emplois prévus au cadre. À l’époque, vous faisiez état d’un chiffre tournant autour de 1 %, mais en précisant que toutes les personnes porteuses de handicap n’étaient pas forcément répertoriées comme telles, parfois même à leur propre demande. Le contrat d’administration, en son volet diversité, comprend des ambitions fortes à cet égard. Aussi, je voudrais vous demander si la situation a évolué favorablement et si des actions concrètes ou une sensibilisation lors de recrutements ont pu être opérées. Cet objectif légal doit être atteint au plus vite. Il importe en effet de démontrer que l’inclusion est une force et que la diversité permet d’enrichir nos services publics sur le plan humain, mais aussi quant à la qualité des services rendus. Le devoir d’exemplarité dans les services publics est, à mes yeux, important. «

Réponse du Ministre :

«Fonction publique inclusive» a pour objectif d’atteindre pour le moins et le plus rapidement possible les quotas fixés par la loi. En cela, nous partageons certainement la même détermination. Fin juin 2016, on comptait 54 personnes déclarées comme porteuses de handicap, un chiffre stable par rapport à 2015. Depuis votre dernière question, il a été procédé, en février 2016, à l’engagement d’une conseillère Fonction publique inclusive et c’est à partir de son travail que de nombreuses initiatives ont été mises en place, d’une part, pour sensibiliser le réseau en personnel et, d’autre part, pour promouvoir le recrutement et l’inclusion de personnes en situation de handicap. Dorénavant, les offres d’emploi mentionnent systématiquement que tout candidat peut bénéficier d’un aménagement lors d’épreuves de sélection. De plus, autre nouveauté, ces offres sont diffusées auprès d’organismes qui collaborent étroitement avec la Communauté française et la conseillère en question. Ces organismes sont entre autres l’Agence pour une vie de qualité (AViC), le service Phare, Unia, la Ligue Braille et le Service d’aide à la recherche d’un emploi (SARE). L’accent est également mis sur la communication. En effet, outre les aménagements lors des procédures de sélection et de recrutement, le personnel est informé des mêmes possibilités en ce qui concerne les postes de travail. Nous touchons là à un frein important, car les personnes en situation de handicap n’osent pas se déclarer. Elles doivent savoir que la Fédération Wallonie-Bruxelles est un employeur ouvert à cette diversité et que leur situation de handicap ne va en rien les stigmatiser. Il est aussi important de changer les mentalités par des actions de sensibilisation. Ainsi, la Fédération Wallonie-Bruxelles participera au Duoday et au Job Dating, en novembre 2016 et 2017. Elle organise également une journée le 1 er décembre prochain, le 3 décembre étant la Journée internationale de la personne handicapée. Lors de cette journée, la question du handicap et de l’emploi sera abordée de manière participative. De plus, une réflexion est menée, en ce moment même, au sein du groupe de travail sur les infrastructures, sur l’accessibilité des bâtiments tant pour les personnes contraintes à l’usage d’un fauteuil roulant qu’à celles porteuses d’autres handicaps, permanents, périodiques ou situationnels. Cette réflexion s’adresse tant aux membres du personnel qu’aux personnes extérieures qui fréquentent occasionnellement le réseau de la Fédération. Personnellement, j’ai acquis un réflexe: quand j’arrive quelque part, je regarde systématiquement si une possibilité d’accès existe pour les personnes à mobilité réduite. Cela ne manque pas d’en étonner certains, qui ignorent sans doute que mon travail de fin d’études universitaires portait sur la politique de reclassement social des handicapés. C’est pourquoi j’ai toujours à cœur de mettre en œuvre l’application de lois votées à l’époque de Léon-Éli Troclet pour les personnes handicapées dans la fonction publique. Nous devons, me semble-t-il, continuer à défendre ce principe.

«  Plusieurs éléments de votre réponse sont encourageants. Si les chiffres sont stables, ils ne reflètent effectivement pas toujours très bien la réalité dans les administrations. Il est sans doute plus facile, au niveau local, d’avoir une idée précise du petit nombre d’agents handicapés qui pourraient figurer dans ces statistiques, mais ne s’y trouvent pas pour diverses raisons. Il ne serait certainement pas inutile d’affiner la vision de tous les agents des administrations qui, en théorie, pourraient faire partie de ces statistiques. Nous pourrions ainsi savoir si l’on est encore loin des 2,5 %. Manifestement, des mesures sont prises et il existe dans la fonction publique une réelle volonté d’inclusion. Vous avez cité entre autres le recrutement d’une conseillère Fonction publique inclusive, ainsi que l’accentuation du chapitre «Diversité – Ouverture de la fonction publique – Nonstigmatisation», sans parler du volet Infrastructure, qui est capital. Inutile de dire que je reviendrai certainement sur la question, car le pilotage régulier nous permettra de savoir ce qui est mis en œuvre et de faire passer le message. Je vous remercie en tout cas d’être attentif à cet aspect fort du contrat d’administration. »

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